Une année décevante pour les REER?


MONTRÉAL – La campagne REER qui se terminait lundi pourrait être plus modeste qu’à l’habitude au Québec.

Plusieurs sondages provenant de la CIBC, de la Banque de Montréal ou de H&R Block concordent en effet vers une baisse dans les intentions de cotiser des Québécois.

«Mais tout peut se passer encore [lundi]», a averti Johan Girard, conseillère fiscale et spécialiste de l’impôt chez H&R Block à Saguenay.

«J’ai encore des clients [lundi], à la dernière minute. Mais en général, il y a moins de cotisants cette année», a-t-elle poursuivi.

Selon une enquête d’opinion de H&R Block Canada, seuls 16 % des Québécois avaient l’intention de cotiser à leur REER cette année.

Plus de la moitié (59 %) d’entre eux détiennent pourtant un REER, selon un sondage Ipsos Reid effectué en novembre 2015.

Selon les dernières données de Statistique Canada sur le sujet, la cotisation médiane annuelle des Québécois s’élevait à 2650 $ en 2013, contre 3000 $ dans l’ensemble du Canada.

Des temps incertains

La conjoncture économique incertaine, davantage que les rendements anémiques des dernières années, a un impact dans l’intention des Québécois de cotiser ou pas, estime Johan Girard.

«Il y a des incertitudes au niveau de l’emploi», a remarqué Fabien Major, associé principal de la succursale Assante-Major Gestion privée.

«Lorsqu’on a un doute, c’est une décision intelligente que de garder un peu de liquidités, notamment dans son CELI, qui offre plus de souplesse», a-t-il ajouté.

Mais attention, prévient Fabien Major: certaines institutions financières conseillent à leurs clients d’investir dans des fonds gelés pendant quatre ou cinq ans. Ce qui leur enlève leur fonction première: la souplesse. «C’est très questionnable, a-t-il dit. Ça ne sert que l’institution financière.»

Plusieurs Québécois ont aussi décidé cette année de rembourser des dettes avant de cotiser à un REER. En 2016, la dette était la priorité financière des Canadiens, selon un sondage publié par la Banque CIBC.

Encore mal compris

Outre la conjoncture économique, la campagne REER de cette année s’est heurtée – comme à l’habitude – à une certaine méconnaissance du public, estime Johan Girard.

Les différences entre le REER, qui permet une déduction d’impôt, et le CELI, qui offre plutôt des rendements à l’abri de l’impôt et permet des retraits en tout temps, ne sont pas toujours bien comprises.

Selon l’enquête de H&R Block, quelque 59 % des Québécois disaient ignorer ces distinctions. «Chaque année, on l’explique», a dit Johan Girard.

Plusieurs réalisent les déductions qu’ils auraient pu obtenir après avoir fait leur déclaration d’impôt. «Pourtant, nous avons 60 jours après la fin de l’année fiscale pour cotiser dans un REER», a-t-elle indiqué.

«Inspirez-vous du bas de laine des Québécois»

Que l’on investisse dans un REER ou dans un CELI, l’important est de prendre plus que cinq minutes avec son conseiller financier pour déterminer la meilleure stratégie pour soi, selon Fabien Major.

«Il ne faut surtout pas s’arrêter aux faibles taux d’intérêt des dernières années, a-t-il dit. Il y a moyen de faire de bons rendements si on s’en donne la peine.»

Le conseiller financier prend pour exemple la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui affiche un rendement avantageux de 9,1 % en 2015. Or, il n’y a rien qui ne puisse être imité par le petit investisseur, croit M. Major.

«Inspirez-vous du bas de laine des Québécois. La Caisse a des investissements très diversifiés, avec près de la moitié en bourse, et moins d’actions canadiennes (on n’est plus obligé d’en avoir dans son portefeuille, comme avant), a-t-il conseillé. Elle s’est aussi tournée vers des actions de qualité, soit des sociétés ayant peu ou pas de dettes, une gestion exemplaire et socialement responsables.» 



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