Notes d'allocution pour l'honorable John McCallum, C.P., député, ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté à la Chambre de commerce du Canada à Manille, Philippines


Manille, Philippines
11 août 2016

Tel que prononcé

Je voudrais tout d’abord faire une remarque au sujet de notre ambassadeur. J’ai le privilège, Monsieur l’Ambassadeur, d’être le dernier ministre à visiter les Philippines dans votre mandat de trois ans. Et je félicite l’ambassadeur, qui a servi sous Trudeau père, en 1983, jusqu’à Trudeau fils, tout récemment. Et vous mentionnez qu’aucun ministre n’était venu aux Philippines depuis l’élection du nouveau gouvernement. Cela est vrai si vous ne comptez pas le premier ministre comme un ministre. Mais je crois que le premier ministre a effectué une très bonne visite ici. Je vous remercie donc, Monsieur l’Ambassadeur, pour votre dévouement en faveur des Philippines, mais également en faveur du Canada. Merci beaucoup.

Maintenant, il est tout à fait normal pour moi de venir aux Philippines. Vous savez pourquoi? Parce que vous êtes nos meilleurs clients. Nous avons plus d’immigrants en provenance des Philippines que de tout autre pays du monde. Les derniers chiffres indiquent que le nombre s’élève à 50 000. Et nous accueillons aussi des milliers de travailleurs étrangers temporaires, de visiteurs et d’étudiants en provenance des Philippines. C’est donc un plaisir pour moi de revenir ici. À ma première visite, j’étais un député tout nouvellement élu. C’était en 2001 et j’avais été invité à venir ici avec, par pur hasard, l’ancienne ministre de l’Immigration, Elinor Caplan. Je suis donc venu en 2001 pour ma première visite aux Philippines, et je suis vraiment heureux d’être de retour parmi vous aujourd’hui. Comme on l’a souligné, je pense que plus de 700 000 Philippins ou personnes ayant des origines philippines vivent au Canada. Ils apportent de grandes contributions à notre pays. Ma circonscription de Markham est la plus diversifiée du pays, selon Statistique Canada. Quant à la ville de Markham, il s’agit de la ville la plus diversifiée du Canada. Ma circonscription est donc composée de très nombreux Philippins, de Chinois et de gens de tous les horizons. C’est donc un endroit très diversifié connaissant beaucoup de succès.

Je sais aussi, après avoir parlé à nos responsables de l’immigration aux Philippines, que nous avons fait des progrès remarquables. Les délais de traitement pour la réunification des familles des Philippines ont chuté de façon spectaculaire à, je crois, 12 mois, soit une réduction de moitié en un an, et on affiche une baisse similaire pour le traitement des candidats des provinces. Et un de nos principaux engagements électoraux consistait à réduire le temps nécessaire pour réunir les familles, et nos responsables de l’immigration en poste ici ont déjà fait de grands progrès sur ce front.

Et bien sûr, les aides familiaux constituent une partie importante de l’immigration en provenance des Philippines chaque année. Ma mère a 92 ans et bénéficie des excellents services d’une aide familiale philippine. Et Bob Orr, mon collègue sous‑ministre adjoint, me dit la même chose à propos de son père, qui profite aussi des services d’une aide familiale philippine. Ils fournissent des services fantastiques pour les personnes âgées comme ma mère ainsi que pour les personnes plus jeunes. Je suis donc également heureux de mentionner que nous avons une nouvelle proposition visant à fournir une meilleure protection aux aides familiaux. Nous avons déjà un système qui impose d’importantes amendes et pénalités en cas de mauvais traitements. Les gouvernements provinciaux jouent un rôle majeur dans les conditions du marché du travail, et nous travaillons avec eux.

Mais notre plateforme prévoit également une proposition qui aidera les soignants. L’idée est de nommer de nouvelles sociétés réglementées dont le travail consisterait à recruter des aides familiaux au nom des familles canadiennes. Et je pense que cette approche pourrait aider les deux côtés du marché. Pour les familles, ces sociétés seraient présentes pour faire le travail de recrutement, afin que les familles n’aient pas à gérer toute la bureaucratie impliquée. Et pour les aides familiaux, une telle société deviendrait leur employeur; donc, en cas de mauvais traitement ou même de mauvaise relation avec une famille particulière, ils pourraient être mutés vers une autre famille. Je pense que c’est un système qui serait avantageux pour les aides familiaux de même que pour les familles qui les embauchent. Or, le processus n’est pas encore en place; nous sommes en train de le mettre au point.

Ce que je peux faire dans les quelques minutes qui restent à mon discours est de mentionner quelques mots sur ce que nous faisons en matière d’immigration au Canada de façon plus générale. La question des réfugiés a été très couverte dans les nouvelles. C’est la grande promesse par laquelle nous avons commencé notre mandat, et je suis très fier que nous ayons pu faire venir au Canada 25 000 réfugiés que nous avons accueillis en l’espace de quatre mois. La tâche aura été colossale. Mais nous y sommes arrivés. Et ce qui me rend le plus heureux est que les Canadiens ont été si accueillants.

Car si vous vous penchez au sud de la frontière canadienne aux États-Unis, si vous regardez outre-Atlantique au Royaume-Uni avec son récent vote sur le « Brexit », qui était en partie lié à l’immigration; et si vous suivez les convulsions que traverse l’Union européenne avec la crise des réfugiés; le Canada fait un peu figure d’exception. Le Canada est en quelque sorte un phare, puisque nous avons essentiellement invité ces personnes à venir chez nous. Nous avons accueilli ces réfugiés. Le premier ministre est venu accueillir le premier avion, et selon les sondages, environ les deux tiers des Canadiens sont favorables. Et en plus, je suis probablement le seul ministre de l’Immigration dans le monde dont le problème majeur est qu’il ne puisse pas faire venir de réfugiés assez rapidement pour répondre aux demandes de toutes les familles canadiennes qui veulent les parrainer. Voilà donc un bon indicateur de la générosité des Canadiens envers leurs réfugiés. C’est un problème pour moi, mais c’est un bon type de problème à avoir.

Ainsi, notre situation découle en partie du fait que nous sommes accueillants envers les nouveaux arrivants, mais aussi du fait que notre population est vieillissante. Ce n’est pas comme les Philippines, qui affichent l’une des populations les plus jeunes du monde. Beaucoup de nos industries souffrent du manque de travailleurs. Pourquoi donc ne pas augmenter sensiblement le nombre d’immigrants qui viennent au Canada? C’est, je crois – et je l’espère –, ce que nous nous apprêtons à faire. Nous n’avons pas pris de décision définitive. Nous menons des consultations partout au pays auprès des Canadiens pour évaluer l’opinion publique. Je dois présenter cette question à mes collègues du Cabinet. Mais la direction dans laquelle j’aimerais m’orienter consisterait à augmenter sensiblement le nombre d’immigrants. Je pense que nous avons besoin d’immigrants parce que nous vieillissons, et que nous manquons de travailleurs. C’est donc vers quoi nous nous dirigeons maintenant.

J’aimerais également souligner que nous voulons être plus efficients et efficaces pour faire venir des immigrants qui apporteront la meilleure contribution possible au pays; des gens qui obtiendront des emplois rapidement et de qualité, qui deviendront entrepreneurs, qui emploieront d’autres Canadiens et qui alimenteront la croissance de l’économie canadienne. Et à cette fin, nous réformons notre système Entrée express, qui nous permet d’admettre les immigrants, afin de mieux nous outiller en vue de faire venir les personnes les mieux placées et les plus brillantes de partout dans le monde.

Ainsi, une de mes tâches consiste à accueillir davantage d’étudiants étrangers. Parce que si vous me demandez quelles sont les personnes dans le monde qui feraient les meilleurs Canadiens futurs, je ne peux pas penser à une meilleure réponse que les étudiants étrangers. Ils sont jeunes et instruits, ils parlent anglais ou français, ils connaissent notre pays. Pourquoi donc ne pas les inviter à rester? Eh bien, c’est ce que nous faisons. Et nous allons leur faciliter la tâche pour venir au Canada dans le cadre d’Entrée express. Et dans mes conversations ce matin avec nos responsables de l’immigration à Manille, nous cherchons à en faire plus pour courtiser les jeunes étudiants d’âge universitaire des Philippines pour voir s’ils aimeraient venir au Canada et y faire leurs études. Et nous allons permettre aux étudiants universitaires étrangers ayant terminé leurs études de devenir plus facilement des résidents permanents.

Nous allons donc faciliter le processus pour les étudiants étrangers; nous allons réduire certains des obstacles dans notre système d’immigration, car nous ne pensons pas que tous les immigrants doivent passer par ce que nous appelons le processus d’évaluation de l’impact sur le marché du travail. Nous pensons que le processus peut être simplifié. Nous pensons que certaines règles ne sont plus nécessaires. Nous voulons donc offrir un système rationalisé et simple, afin de pouvoir faire venir les meilleurs et plus brillants talents pour alimenter l’économie canadienne de demain.

Il nous faut pour cela convaincre les Canadiens. Mais je crois qu’il s’agit d’une bonne idée. Tous les Canadiens ne seront pas d’accord. Mais je crois que notre mentalité d’accueil envers les nouveaux arrivants, conjuguée aux pénuries de travailleurs et au vieillissement de la population, nous donne de bons arguments. Je pense que nous serons en mesure de convaincre une majorité de Canadiens qu’il s’agit de la bonne voie à prendre pour le Canada.

Je crois que cela résume bien notre situation actuelle. Je vous remercie de votre attention. Merci de m’avoir donné l’occasion de revenir aux Philippines, notre plus grand marché. Merci beaucoup.



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