Moose Knuckles: faussement fabriqués au Canada


OTTAWA – Le Bureau de la concurrence émet de sérieux doutes quant à la mention «Fait au Canada» véhiculée par l’entreprise montréalaise Moose Knuckles, qui vend à fort prix des manteaux d’hiver luxueux.

Dans un communiqué publié mercredi, le Bureau a indiqué être intervenu en raison de «pratiques commerciales trompeuses». Il soutient que les parkas de l’entreprise montréalaise, vendus entre 595 $ et 1000 $ dans des boutiques haut de gamme, n’ont pas été faits au Canada, mais plutôt au Vietnam et ailleurs en Asie.

«Les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des produits “faits au Canada”, et les fabricants le savent», a noté le sous-commissaire principal de la concurrence Matthew Boswell.

Dans un courriel à l’Agence QMI, le président de Moose Knuckles, Ayal Twik, a dit «rejeter vigoureusement les allégations révélées par le Bureau de la concurrence quant au contenu canadien de ses produits et aux activités de l’entreprise. Les produits de Moose Knuckle sont fabriqués au Canada et l’ont toujours été».

Dans son enquête, le Bureau de la concurrence dit avoir remarqué que seule la finition des manteaux, à savoir l’installation des fermetures à glissière ou des boutons à pression, est effectuée au Canada. Tout le reste est fait à l’étranger. Une demande de sanction pécuniaire a été demandée au Tribunal de la concurrence contre l’entreprise.

Clarifications

Moose Knuckles a déploré l’analyse du Bureau de la concurrence estimant qu’il était regrettable de voir des agents du gouvernement se livrer à de «coûteux litige contre une petite et fière entreprise canadienne».

M. Twik a ajouté que son entreprise a, «de manière proactive, demandé des clarifications sur les directives du Bureau de la concurrence» notamment sur cette question d’étiquette «Fait au Canada».

Afin de pouvoir indiquer qu’un produit est «Fait au Canada», il faut que la dernière transformation substantielle ait lieu au pays, qu’au moins 51 % des coûts de production ou de fabrication aient été engagés au Canada et que l’on précise sur l’étiquette si des composantes ont été importées.

L’entreprise, dont le siège social est situé sur la rue Chabanel à Montréal, affirme avoir l’appui du syndicat représentant la majorité de ses employés, le Workers United Canada Council. Le syndicat a d’ailleurs écrit au ministre fédéral du Développement économique, Navdeep Bains, pour se plaindre de l’approche du Bureau de la concurrence.

«Si le Bureau réussit à faire adopter cette définition du «Fait au Canada», il en résulterait des pertes d’emplois et des mises à pied de travailleurs qualifiés, d’employés et d’une baisse de production partout au pays», a rapporté l’entreprise dans un communiqué.



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