Notes d'allocution pour John McCallum, ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté À l'occasion d'un événement organisé par la Chambre de commerce de Vancouver


Vancouver (Colombie-Britannique)
Le 18 mars 2016

Tel que prononcé

Merci beaucoup, et bonjour, mesdames et messieurs. Je suis très heureux d’être de retour à Vancouver, et je vous le dis en toute sincérité. C’est particulièrement agréable lorsqu’on arrive d’un endroit où il neige alors que le temps ici est parfait. Mais par-dessus tout, j’ai des racines à Vancouver, ayant enseigné à Simon Fraser il y a très, très longtemps, de 1978 à 1982, quatre merveilleuses années passées à Vancouver. C’est aussi à cet endroit que j’ai rencontré mon épouse, qui m’accompagne aujourd’hui. Peux-tu te lever pour saluer les gens? Je vous présente un autre produit de Simon Fraser, Nancy McCallum.

D’ailleurs, la plupart des membres de sa famille vivent à Richmond ou au centre-ville de Vancouver, donc un autre avantage de voyager à Vancouver, c’est de rendre visite à la famille de Nancy.

Durant la conversation à notre table, j’ai appris de Craig Richard que l’aéroport de Vancouver est réputé – il a été désigné statistiquement par un groupe prestigieux, à l’issue de millions de votes, comme le meilleur aéroport en Amérique du Nord. Toutes mes félicitations! J’ai rencontré plusieurs fois des gens de l’aéroport de Toronto, et ils n’ont jamais tenu ces propos.

Il fallait que je vienne à Vancouver pour le découvrir. Mais nous avons une réunion plus tard aujourd’hui et j’espère en apprendre plus, non pas parce que je suis ministre des Transports, mais parce que les aéroports et les immigrants sont des thèmes indissociables. Ils sont vraiment importants, et je me réjouis à la perspective de participer à cette réunion.

Dans ma présentation, on a énoncé tous ces faits et tous ces chiffres concernant mes réalisations sur le plan économique qui peuvent ennuyer bien des gens, et il n’y a aucun mal à cela. J’aime ce genre de choses, mais ce que je fais maintenant est complètement différent. Il y a des montants en cause, et je vais parler de l’économie, mais notre mission fondamentale dans l’initiative pour les réfugiés est moins une affaire de dollars et plus ce que l’on pourrait appeler une mission du cœur, une démonstration aux Canadiens et au reste du monde de ce qui fait de nous des Canadiens. Je crois que cette mission m’a certainement rendu plus fier d’être canadien, et je suis très reconnaissant envers les milliers de Canadiens partout au pays qui ont décidé d’aider à accueillir ces 25 000 personnes ayant fui l’une des pires guerres civiles au monde, la pire crise de réfugiés depuis des décennies, pour traverser l’océan et venir vivre dans notre merveilleux pays. C’est donc pour moi un honneur et une joie de participer à cette initiative, et je remercie tous les Canadiens qui ont travaillé sans relâche pour en assurer la réussite. Merci.

Et le plaisir de cette réussite est d’autant plus grand qu’elle a été remarquée ailleurs dans le monde. Lorsque Justin Trudeau est allé accueillir ce premier avion à Toronto, les images ont fait le tour de la planète, à un point tel que lorsque j’ai rencontré des enfants réfugiés en Jordanie, qui ne savaient rien du Canada, ils m’ont dit avoir vu notre premier ministre, qui était présent à Toronto pour leur souhaiter la bienvenue. Si eux le savaient, beaucoup de gens étaient au courant. Je crois donc que c’est merveilleux que face à cette crise, la plus terrible depuis des années, voire des décennies, alors que de nombreux pays ferment leurs portes, ou à tout le moins les ouvrent moins grand, au Canada, nous disons que notre porte est toujours ouverte, que tous sont les bienvenus. Je crois qu’il s’agit là d’un message fort à transmettre aux Canadiens et au reste du monde alors que cette crise mondiale des réfugiés crée des bouleversements dans une grande partie du monde, notamment dans l’Union européenne.

J’aimerais donc vous parler un peu des réfugiés, puis de quelques autres questions que nous avons traitées. L’immigration ne se limite pas aux réfugiés, bien que le premier ministre les ait inclus dans le nom de notre ministère; je suis donc le premier à être ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Je suis peut-être aussi l’un des premiers ministres fédéraux à s’adresser à la Chambre de commerce du Grand Vancouver. Il y a donc eu deux changements de nom : il me fait plaisir d’être parmi vous à la Chambre de commerce du Grand Vancouver, et d’être le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Nous avons, vous et moi, changé de nom, et pour le mieux, à mon avis.

En ce qui concerne le premier stade du parcours des réfugiés. Je crois avoir tenté d’expliquer ce parcours aux Canadiens, d’être ouvert, de signaler nos problèmes aux gens, comme les permis de sortie au Liban ou le logement, et aussi de souligner nos réussites. Mais au départ de ce parcours, il fallait amener les gens du point A au point B, ce qui était un défi. Au début, il était difficile de construire un mécanisme pour faire venir ces gens, et je n’ai que des éloges à formuler à l’endroit des fonctionnaires qui ont accompli la tâche. L’un de nos slogans en campagne était « Changer ensemble ». Par définition, pour changer, il faut tenter de faire quelque chose que l’on n’a jamais tenté auparavant, sinon ce ne serait pas vraiment un changement. Et c’est quelque chose que nos fonctionnaires n’avaient jamais fait auparavant, agir rapidement, sans toutefois compromettre la sécurité et la santé, et faire venir un nombre sans précédent de réfugiés dans un court délai. Ils ont accompli la tâche, et je remercie la fonction publique et tous ceux et celles qui ont contribué.

Comme vous le savez, faire venir les gens, c’est une chose, et nous y sommes parvenus. Mais le plus grand défi est de doter nos nouveaux Canadiens des moyens nécessaires pour réussir dans notre pays, et c’est ce que nous faisons maintenant, ce que j’appellerais la phase deux. Il leur faut au moins trois choses : un logement, une formation linguistique et un emploi. C’est sur ce plan que je tiens à remercier sincèrement les milieux d’affaires du Grand Vancouver et de partout au pays, pour leur aide, ainsi que les organismes d’établissement. Vous avez accompli un travail remarquable. Sans les membres des organismes d’établissement, qui consacrent leur vie à ce travail, nous n’aurions jamais progressé autant que nous l’avons fait jusqu’à maintenant. Je voudrais particulièrement souligner la contribution du service d’établissement en immigration de la C.-B., ISSBC, du nouveau fournisseur que nous avons mis sur pied à Victoria, et de l’organisme S.U.C.C.E.S.S. – je vois aussi que Queenie est ici, et MOSAIC. Vous avez tous accompli un travail formidable pour réussir à accueillir autant de gens en Colombie-Britannique, et je vous en remercie.

On me dit que jusqu’à maintenant, la C.-B. a accueilli 2 329 réfugiés; bon nombre d’entre eux sont venus à Vancouver, et ils sont de plus en plus nombreux aussi à Victoria. Des réfugiés pris en charge par le gouvernement ont aussi été accueillis par sept autres villes de Colombie-Britannique, soit Abbotsford, Nanaimo, Kelowna, Prince George, et d’autres. De 30 à 40 collectivités différentes un peu partout dans la province ont accueilli des réfugiés parrainés par le secteur privé. Ici comme ailleurs, les milieux d’affaires nous ont aidés. L’un des éléments pour lesquels nous sollicitons l’aide du secteur privé est de trouver des fonds pour nous aider à installer des réfugiés grâce à un supplément de loyer. Jusqu’à maintenant, nous avons obtenu un financement de 30 millions de dollars. Je pense à Ian Gillespie en particulier, un promoteur de Vancouver que beaucoup d’entre vous connaissent probablement, qui s’est engagé personnellement à fournir un logement gratuit à des réfugiés pendant une certaine période. Je vous remercie tous. Je remercie les milieux d’affaires, et je remercie tous les gens de la Colombie-Britannique pour tout ce qu’ils ont accompli.

À vrai dire, Vancouver a connu quelques problèmes de logement, mais la situation s’est grandement améliorée dans l’ensemble. Il y a deux ou trois semaines, 52 % des Syriens arrivés au Canada occupaient un logement permanent. Cette proportion atteint maintenant les 72 %, donc nous progressons réellement. En Colombie-Britannique, c’est environ seulement la moitié à Vancouver, donc le reste du pays a pris de l’avance sur Vancouver. C’est à Vancouver et à Toronto que les progrès sont les plus lents parce que ce sont de grandes villes où le logement est dispendieux. Vous le savez déjà. Par conséquent, nous déployons beaucoup d’efforts non seulement pour trouver des logements dans la région du Grand Vancouver, mais aussi pour peaufiner notre modèle de répartition en étoile, afin d’acheminer plus d’arrivants ailleurs dans la province. Je crois que nous y arrivons maintenant, comme je viens de le décrire. Passons maintenant à autre chose. Je l’ai déjà dit, je ne tente pas de dorer la pilule, il y a des difficultés à surmonter, mais je crois que, dans l’ensemble, ce projet est une grande réussite dont les Canadiens peuvent être fiers, et je vous remercie de votre contribution.

J’aimerais vous parler de quelques autres initiatives que nous avons entreprises. Les soins de santé aux réfugiés sont de retour; ils avaient été retirés, nous fournissons maintenant ces soins comme c’était le cas auparavant. Pour ce qui est de la révocation de la citoyenneté, nous avons modifié la Loi sur la citoyenneté parce que nous croyons fermement qu’un Canadien est un Canadien, point final. Il y a une seule classe de Canadiens, et non deux classes. Aucun gouvernement ne peut révoquer la citoyenneté d’un Canadien simplement parce que cette personne possède une double nationalité. Nous apporterons ce changement pour qu’il ait force de loi. Selon nous, si une personne commet un crime, c’est en prison qu’elle devrait aboutir, et non à l’aéroport, même si l’aéroport de Vancouver est très bien.

Je voulais aborder un troisième sujet, celui des étudiants étrangers. Je crois qu’il n’existe pas d’autre groupe aussi solide et aussi bien placé que les étudiants étrangers pour devenir de futurs Canadiens. Par définition, ils sont instruits. Ils parlent français ou anglais. Ils commencent à connaître notre pays. Et nous sommes un pays qui recherche désespérément des immigrants, en partie en raison de notre population vieillissante, et aussi parce que nous sommes en concurrence avec des pays comme l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis pour trouver de solides candidats à l’immigration. Nous voulons donc courtiser nos étudiants étrangers parce que nous avons besoin d’eux. Nous ne voulons pas les léser. Ils ont pourtant reçu toute une gifle lorsque le crédit de 50 % du temps passé au Canada qui leur était accordé pour devenir citoyen leur a été retiré. Nous leur redonnons ce crédit dans notre nouveau projet de loi, et nous allons faciliter le processus permettant aux étudiants étrangers de devenir des résidents permanents, parce qu’ils étaient un peu négligés dans le cadre du programme Entrée express. Ce n’est pas encore chose faite, mais nous y travaillons.

Les titres de compétence constituent un autre enjeu vraiment important. Le stéréotype du médecin, de l’ingénieur ou du comptable étranger qui est chauffeur de taxi n’est pas seulement un stéréotype, c’est souvent vrai. Mais ce dossier relève de la compétence provinciale. Toutefois, lors d’une réunion avec mes homologues provinciaux plus tôt cette semaine, c’est à ma surprise un ministre du Québec qui a proposé une rencontre entre nous, les ministres, pour discuter des titres de compétence et comparer nos pratiques exemplaires afin d’améliorer la situation. Je sais que c’est un problème qui traîne depuis des décennies. Ce n’est pas un dossier qui relève exclusivement de la compétence fédérale, mais je suis très content de pouvoir collaborer avec mes collègues provinciaux pour recenser les pratiques exemplaires et, espérons-le, faire avancer ce dossier.

Le dernier sujet que je souhaite aborder est celui de nos niveaux d’immigration. Nous annoncions récemment que nous admettrons 300 000 immigrants au Canada en 2016. Il y a deux façons d’aborder cette annonce. Vous pourriez dire que c’est incroyable, que c’est le nombre le plus élevé depuis 2013, et c’est vrai. Je me dis qu’ils ont dû accepter énormément d’immigrants en 2013 s’il y en avait plus de 300 000, alors que la population canadienne était beaucoup moins nombreuse que maintenant. C’est bien vrai. Mais c’est vrai également qu’il s’agit de seulement 20 000 de plus environ que l’an dernier. Donc, il y en a plus, mais pas beaucoup plus. Et nous avons atteint la capacité maximale du Ministère. Ils ne peuvent pas traiter plus de 300 000 dossiers. Ils n’ont ni le personnel ni les ressources pour le faire. Même si nous investissons plus cette année, ils ne pourront pas traiter plus de 300 000 cas. C’est donc le nombre avec lequel je dois composer cette année, et nous devons faire de la place pour les réfugiés envers qui nous nous sommes engagés.

Nous avons un énorme problème avec la catégorie du regroupement familial. Le délai d’attente pour les conjoints atteint maintenant deux ans, ce que je trouve inacceptable. Il devrait être de six mois, et nous admettons donc plus de conjoints. Cela se traduit par une réduction modeste des immigrants du volet économique, mais seulement pour une année. Notre plan pour 2017 et par la suite est d’augmenter considérablement le nombre d’immigrants du volet économique, et nous tiendrons des consultations avec les intervenants partout au pays pour discuter de la forme que prendra notre immigration dans l’avenir.

Je voudrais souligner deux points à ce sujet. Tout d’abord, je n’aime pas tellement l’expression « immigrant du volet économique », parce qu’elle semble sous-entendre que certains immigrants sont utiles et rapportent quelque chose à l’économie, tandis que le reste ne contribue pas à l’économie et représente en quelque sorte une perte de temps pour l’économie. Rien n’est plus faux. Beaucoup de ces immigrants dits du volet économique sont les conjoints des demandeurs principaux, qui ne travaillent pas nécessairement. Bien des membres de la famille travaillent, les deux conjoints. Après tout, nous sommes en 2016. Et un grand nombre des réfugiés, et bientôt j’espère la plupart d’entre eux, auront un emploi. Donc tous les immigrants font partie de la composante économique, dans le sens qu’ils apportent une forme de contribution à l’économie. Même les parents et les grands-parents, qui ne font pas nécessairement partie de la population active, facilitent la capacité de la mère et du père à travailler, et apportent eux aussi une contribution à l’économie. Je crois que c’est une désignation mal choisie. Tous les immigrants, d’une façon ou d’une autre, contribuent à l’économie et contribuent aussi à bien d’autres aspects de la société.

Finalement, nous souhaitons accroître cette capacité de 300 000. Il nous faut plus d’immigrants du volet économique, même si je n’aime pas cette expression. Nous avons besoin de plus de gens qui contribueront à l’économie. Nous voulons plus de conjoints, par que le délai d’attente est beaucoup trop long. Et nous voudrons aussi certainement accueillir plus de réfugiés. Nous devons donc accroître notre capacité. C’est en partie une question d’argent. Mais nous avons aussi appris de notre expérience avec les réfugiés. J’ai félicité les fonctionnaires tout à l’heure. Ils ont accompli quelque chose qu’ils n’avaient jamais fait auparavant, traiter des dossiers de réfugiés correctement et rapidement à la fois. Il a fallu une fraction du temps habituel parce qu’ils ont appris à faire les choses différemment, à exclure des étapes inutiles, à mener des processus en parallèle plutôt qu’à la suite, à améliorer les mécanismes de traitement. Et ce que nous avons appris des dossiers de réfugiés, nous pouvons le transférer aux dossiers des familles.

Nous allons donc remanier notre façon d’effectuer ce travail au ministère de l’Immigration, de manière à continuer de bien l’accomplir tout en l’exécutant beaucoup plus rapidement. Et en arrivant à plus d’efficacité, nous serons en mesure d’accueillir plus de ces immigrants dont le pays a tant besoin. Qu’il s’agisse d’immigrants d’affaires, du regroupement familial ou de toute autre catégorie, nous devons accroître notre capacité, reformuler nos façons de faire, devenir plus accueillants. Ce sera d’ailleurs ma priorité au cours des prochains mois. Merci beaucoup.



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