Hydro-Québec veut doubler ses revenus d'ici 2030


MONTRÉAL – Le président et chef de la direction d’Hydro-Québec, Éric Martel, a annoncé jeudi que la société d’État compte doubler ses revenus d’ici les 15 prochaines années, à 27 milliards $, notamment en favorisant les fusions et acquisitions.

«Dans les cinq prochaines années du plan stratégique, on va mettre les bases en place. On va créer, par exemple, un groupe de fusions-acquisitions», a déclaré Éric Martel lors de sa première allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Selon des chiffres de 2014, le revenu annuel d’Hydro est de 13,6 milliards $.

La croissance des profits d’Hydro-Québec est actuellement d’environ 1,9 %. Éric Martel veut la rehausser à 3,7 % par année, en moyenne.

La direction d’Hydro-Québec mise sur quatre axes pour faire croître les revenus:

1-Une augmentation des acquisitions à l’étranger, qui sont au point mort depuis 2006.

2-Une hausse des exportations, notamment aux États-Unis. (Par exemple, un projet de construction d’une «autoroute» de l’électricité entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre, la ligne électrique Northern Pass, a été présenté aux autorités américaines le 28 janvier dernier.)

3-La recherche et développement. Par exemple, Hydro-Québec développe actuellement des batteries et des moteurs pour véhicules électriques. Éric Martel souhaite commercialiser des inventions «uniques au monde».

4-Une utilisation stratégique des surplus d’énergie.

Un plan ambitieux

«Il va falloir qu’Hydro-Québec sorte, et de façon massive, de ses activités traditionnelles», a commenté, jeudi, Jean-François Blain, analyste indépendant en énergie, en soulignant que le marché intérieur québécois et le territoire d’exportation actuel ne suffiront pas à soutenir une forte croissance des revenus.

«Il va falloir qu’Hydro joue la carte des acquisitions à l’international, très fort, avec de nouveaux risques, probablement des risques élevés», a ajouté Jean-François Blain.

L’analyste rappelle que la société d’État s’est métamorphosée il y a une quinzaine d’années, passant d’une entreprise publique à une société commerciale de services énergétiques.

«Aujourd’hui, le marché québécois est arrivé à maturité», la croissance s’essouffle, de nouveaux concurrents ont fait leur apparition en Amérique du Nord (notamment le pétrole et le gaz de schiste), et les exportations sont moins rentables qu’autrefois, observe Jean-François Blain.

Hydro-Québec doit donc revoir son modèle de développement, ce que démontre le discours d’Éric Martel, jeudi.



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