Effenco: stopper le gaspillage d'énergie des véhicules


MONTRÉAL – Les véhicules génèrent plus de 40 % des émissions de gaz à effet de serre.

L’entreprise Effenco tente de mettre au point depuis 2006 un système d’arrêt du moteur de camions lourds et de convoyeurs, tout en gardant fonctionnels les systèmes électromécaniques nécessaires à leurs opérations, en récupérant par exemple l’énergie du freinage.

Certains de ces équipements, comme les camions de vidanges de New York, passent de 40 à 60 % de leur temps d’opération immobile, ce qui représente concrètement jusqu’à 1000 arrêts par jour pour une flotte de 2500 camions.

Il en résulte des économies de carburant, de maintenance, de bruit et d’émissions de gaz à effet de serre.

Le procédé Stop-Start Active mis au point par Effenco est actuellement testé sur un véhicule public de la Ville de New York, qui devient ainsi le banc d’essai qui lui permettra de poursuivre le processus de classification pour les futurs appels d’offres.

«New York s’est dotée d’une cible de réduction de 30 % de ses gaz à effet de serre d’ici 2017. Ses professionnels ont évalué bien des solutions technologiques sur le marché. Notre solution s’est avérée la plus propice à leur environnement, pour l’usage de leurs camions à vidanges », a expliqué Colin Ryan, le chef de la direction d’Effenco.

À New York, la Ville a économisé 30 % de carburant. Les tracteurs de terminaux peuvent réduire de 30 tonnes la production de CO2 par année, par véhicule.

Le système d’arrêt/démarrage du moteur est aussi testé sur d’autres camions dans les villes de Londres, Dublin et d’Edmonton en Alberta. Au Québec, il s’est récemment qualifié auprès du ministère des Transports et deux projets-pilotes sont en cours au Port de Montréal et dans un entrepôt Sobey’s à Boucherville.

Des conditions gagnantes

Même si les Villes canadiennes prennent une position morale favorable à l’environnement, elles seraient peu tolérantes au risque.

Colin Ryan déplore qu’elles tardent à modifier leurs habitudes d’attribution de leurs contrats, pour soutenir les entreprises qui vendent de nouvelles technologies vertes.

«Montréal pourrait faire beaucoup, estime Colin Ryan. Actuellement, c’est très difficile, car il n’y a pas de centralisation des objectifs d’efficacité énergétique. Une telle vision aiderait à faire qualifier nos technologies et à démontrer leur maturité. On sent une réticence à inclure des conditions d’efficacité énergétique dans les appels d’offres. Ça prend ce mécanisme de reconnaissance pour aider les technologies vertes à se développer au Québec.»

Vers l’Europe

En attendant que le Québec se montre plus cohérent dans ses intentions de réduction de GES, Effenco lorgne le marché européen, davantage prêt à accueillir cette technologie, à cause du prix élevé du carburant.

Des discussions sont en cours avec des manufacturiers de véhicules lourds européens.
«Nous travaillons à bien nous positionner», a expliqué Colin Ryan.



Source

Deixe uma resposta

O seu endereço de e-mail não será publicado. Campos obrigatórios são marcados com *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

:shout: 
:cool: 
:blush: 
:confident: 
:mah: 
:darkmood: 
:TT-TT: 
:sweating: 
:paranoid: 
:whisper: 
:serious-business: 
:yum: 
:innocent: 
:relief: 
:nosebleed: 
:nomnom: 
:ouch: 
:ninja: 
:eyesonfire: 
:shy: 
:no-waigif: 
:want!: 
:burnt: 
:yo!: 
:high: 
:O_O: 
:zz: 
:brzzzzz: 
:omg-: 
:bouaaaaah: 
:x_x: 
:ohnoes: 
:again: 
:ignoring: 
:leaking: 
:meaw: 
:arr: 
:snooty: 
:want: 
:tagger: 
:sick: 
:slow: 
:music: 
:zombie: 
:evilish: 
:ohu!: 
:youseemtobeserious: 
:=): 
:scared: 
:on-fire: 
:secretlaugh: 
:hidden: 
:zZgif: 
:teeth: 
:wink: 
:=B: 
:yush: 
:XD: 
:onfire: 
:dizzy: 
:kaboom: 
:in-love: 
:nosepick: 
:gangs: 
:X3: 
:kiss: 
:indi: 
:whistle: 
:drunk: 
:disapointed: 
:angry: 
:^^: 
:boo: 
:real: 
:-_-: 
:faill: 
:tastey: 
:hmm: 
:yes: 
:shocked: 
:grin: 
:huh: 
:psychotic: 
:no: 
:beaten: 
:pissedoff: