Re: Re: Reportagem interessante no jornal M

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#25368
lfantoniosi
Participante

Segue a resposta de um leitor imigrante francês:

La patience
a ses limites
IMMIGRATION. Je ne peux
m’empêcher de réagir à
l’article de M. Alain Samson
sur l’immigration («Patience,
Zineb!», Métro, lundi
11 février), car certains
éléments qui sont avancés
me dérangent. Je suis également
un immigrant venant
de l’Hexagone et je suis choqué
(au sens français du
terme) de lire des termes
comme «d’ici très peu de
temps», «tôt ou tard», «à un
moment ou un autre», «rite
initiatique», etc.
Je voudrais tout de même
signifier que lors du processus
d’immigration, on nous
a demandé de donner nos
beaux diplômes. À ce
moment charnière, la
reconnaissance était bien
là, car nous avons été
acceptés. Je ne sais pas si
vous le savez, mais le processus
d’immigration se
passe dans un amphithéâtre
et un beau discours
nous y attend. Je n’ai pas
souvenir qu’on ait évoqué
cette difficulté bien connue
ici concernant la reconnaissance
des diplômes. Je suis
arrivé en 2004.
Quel choc, lors de la phase
de reconnaissance ici à
Montréal, d’entendre que
nos diplômes n’ont pas leur
équivalence. J’ai trois
diplômes, dont un fait dans
une école supérieure. Je suis
sorti soulagé de 100 $, mais
avec aucune équivalence en
poche. Merci beaucoup!
J’ai bien essayé de prendre
contact avec des entreprises,
mais la réponse a toujours
été la même : «Avez-vous une
reconnaissance?»
Côté reconnaissance professionnelle,
c’est la même
chose. J’ai rencontré des gens
de pays divers avec des formations
d’ingénieur, de comptable,
etc. Et beaucoup ont le
même sentiment. Il est tout à
fait normal que l’on doive
s’adapter aux normes en
vigueur, mais encore faudrait-
il nous laisser la chance
de nous exprimer.
Combien d’années faut-il
attendre,et en attendant, on
vit de quoi?
Vous faites mention de formation,
à juste titre. Mais il
ne faut pas oublier une chose
fondamentale. Les études
coûtent très cher et pensezvous
que les personnes qui
arrivent peuvent se les payer?
Quand vous dites «vos
enfants profiteront des
sacrifices que vous faites»,
est-ce que ça veut dire qu’une
génération de personnes est
sacrifiée? Lorsque des gens
décident de quitter leur pays,
c’est pour améliorer leur
condition de vie, pas pour
être sacrifiés.
J’aime beaucoup Montréal,
mais je répondrai à Zineb et
aux autres : plutôt que de
galérer, de vivoter ou de
dépenser tout ce qui reste
d’économies, il faudrait
peut-être penser à faire
demi-tour avant qu’il ne
soit trop tard.