Re: Re: Peri

#20676
mrodolfo
Participante

Bonjour, mes amis!

Reportagem de capa do jornal Metro de hoje, em Montréal.

À bientôt!

MRodolfo

Étude sur le chômage
Les immigrants touchés durement à Montréal

MATHIAS MARCHAL
marchalm@metronouvelles.com

ÉTUDE. Si le chômage touche beaucoup plus les immigrants de façon générale au Canada, Montréal brille particulièrement par ses mauvais résultats. Dans la métropole, les immigrants très récents (arrivés entre 2001 et 2006) connaissent un taux de chômage de 18,1 %. C’est trois fois plus que les Montréalais nés au pays, selon une enquête de Statistique Canada publiée hier. En comparaison, le même taux est de 11 % à Toronto et 9,6 % à Vancouver. La moyenne canadienne se situe à 11,5 %.

»En 2006, le marché du travail
était peu actif à Montréal», explique Christel Le Petit de Statistique Canada. De plus, les immigrants montréalais auraient plus tendance à suivre des études une fois arrivés au pays, ce qui diminuerait leur taux d’emploi, d’après Statistique Canada. Si la situation des nouveaux arrivants s’améliore avec le temps (le taux de chômage baisse après plus de cinq ans de présence), les immigrants sont tout de même plus touchés par le chômage que la population née au Canada (7,3 % contre 4,9 %).

Pour expliquer ce décalage, Statistique Canada invoque le temps nécessaire à l’adaptation, le manque d’expérience, le manque de reconnaissance des diplômes acquis à l’étranger et la barrière linguistique. L’organisme ne fait pas mention des cas de discrimination raciale à l’embauche.

En 2006, la Commission des droits de la personne a traité 70 cas de discrimination raciale à l’embauche. Des dossiers comme celui de Kamal El Batal. Ce Québécois d’origine marocaine avait pris en flagrant délit la Coopérative fédérée agricole du Québec qui avait dû lui verser 15 000 $. Il avait dû indiquer le nom de Marc Tremblay sur son
C.V. pour qu’il reçoive enfin une réponse positive à son quinzième dépôt de candidature.

Parmi les secteurs les plus ouverts à la main-d’oeuvre immigrante se retrouvent la fabrication, les ventes, les services et les sciences naturelles appliquées.

Les immigrants sont plus qualifiés, 36 % des 25-54 ans disposent au moins d’un baccalauréat, contre 22 % pour leurs homologues nés au pays, selon Statistique Canada.